Peintures et sculptures sont exposées dans tout le local, un bâtiment à l’aspect défraîchi de la rue du Rempart. Pour Michèle Pietronave, salariée de l’association, "c’est une façon de retrouver sa confiance avant de penser à retrouver un emploi”.
Exprimer ses angoisses
Gérald, alias Ninja Blanc, est en admiration devant Esmeralda, un tableau au visage de femme. “C’est une gitane, comme moi, elle est douce comme moi et elle ne cherche pas de gloire. C’est la femme que je recherche”. Entré pour regarder, il s’assoit finalement devant une feuille, et entasse des croquis à l’allure inachevée.
En face, Bruno s’essaie à la création d’une œuvre conceptuelle: "l’égalité n’existe que dans la diversité”. Sur sa feuille, des signes ”égal” de couleurs et tailles différentes.
Eric Meyer a de l’ambition pour son atelier. Il prévoit la création d’une fresque murale qui redonnerait de l’éclat au local inauguré la semaine dernière. Gilles, RMIste d’une quarantaine d’années, ne croit pas que l’art puisse l’aider. “Je viens juste pour regarder, je ne suis pas un artiste. L’art c’est bien beau, mais il faut que j’avance et que je gagne de l’argent”.
Eric Meyer, aux pinceaux, et Ninja Blanc.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire